Un signe des temps

Qui l’eut cru : le mot suisse de l’année n’est pas un mot, mais un signe. De nos jours, tout le monde sait ce que signifie « # », ou « hashtag » en anglais. Grâce à lui, le monde entier « twitte » ou gazouille joyeusement par-delà les frontières avec le service de messagerie Twitter. Symbole de la communication contemporaine, ce signe a été choisi comme mot de l’année par le jury composé de célèbres auteurs et linguistes suisses.

Moins réjouissant, ce même jury a sélectionné « Dichtenstress » (stress dû à la densité) comme pire mot de l’année (unwort). Ce mot est issu du domaine de la biologie et signifie que les populations d’animaux trop denses souffrent d’un stress extrême qui peut leur être fatal. La société a repris ce terme dans le contexte politique. Il a surtout été employé dans le cadre des discussions relatives à l’immigration de masse et aux initiatives populaires contre celle-ci de masse et Ecopop. Ce mot a aussi été employé en Suisse pour parler des abeilles. Ces travailleuses zélées qui produisent du miel sont actuellement tant appréciées en Suisse qu’il est désormais possible d’acquérir des kits d'apiculture pour citadins. Il faut cependant en toute chose savoir raison garder. Qui souhaite voir des essaims d’abeilles stressées s’agiter autour de sa coupe Romanoff ?